La monstrueuse arnaque du Complexe d’Œdipe

Freud, le complexe d’Œdipe et les B’naï B’rith

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On sait que Sigmund Freud, le premier ou presque, a dénoncé l’inceste prévalent parmi sa patientèle et les désordres psychologiques qui en découlaient. (De l’étiologie de l’hystérie, 1896) Mais ce constat factuel passe mal…

Rejeté par ses collègues et son milieu communautaire, Freud finit par se rétracter: ses patientes, dit-il, ont « fantasmé » les viols, parce que les enfants, tout petits déjà, éprouvent du désir pour le parent de sexe opposé. C’est l‘invraisemblable théorie qu’il baptise « complexe d’Œdipe« .

Ce retournement radical est venu juste après l’entrée de Freud dans l’organisation maçonnique juive des B’naï B’rith, dont il deviendra l’un des membres les plus prestigieux et honorés. Dans un discours à l’intention de ses frères, à l’occasion de ses 70 ans, Freud commençait par évoquer les avanies qu’il a subies pour avoir dénoncé l’inceste:

Cela s’est produit dans les années après 1895 […] D’une part, j’avais acquis les premiers aperçus dans les profondeurs de la vie sensuelle de l’Homme et avais vu de nombreux éléments qui pouvaient être désenchanteurs, qui pouvaient même en effrayer plus d’un à la première approche. D’autre part, la publication de mes déplaisantes recherches eut pour résultat que je perdis la plus grande partie de mes relations personnelles du moment; je me sentis comme banni, évité par tous.

C’est dans ces circonstances, dit-il, qu’il rejoint les « frères de lumière »:

Dans cette solitude s’éveilla en moi le désir de fréquenter un cercle d’hommes choisis et d’intelligence supérieure, qui puissent m’accueillir amicalement, en dépit de mes témérités.

Une fois qu’il a inventé le « complexe d’Œdipe » pour expliquer les souvenirs de viols de ses patientes, la vie de Freud change du tout au tout. Non plus proscrit, il devient riche et célèbre. Le retentissement donné à sa nouvelle théorie est tel (c’est bien utile d’avoir les médias de son côté) que cette histoire à dormir debout engendre une nouvelle (pseudo) science, verbeuse entre toutes: la psychanalyse, qui sévira pendant près d’un siècle. Les pères pourront continuer à violer tranquillement leurs filles (et leurs fils) sans être inquiétés.

Selon vous, quel rôle ont pu jouer les B’naï B’rith dans un succès aussi retentissant? Je pose la question parce qu’en France, la franc-maçonnerie a joué un rôle non négligeable dans la « libération sexuelle », dont l’encouragement de la pédophilie est bien un volet.

Rappelons pour finir que la propre famille de Freud a pratiqué le viol transgénérationnel: Jakob, le père de Sigmund, a violé presque tous ses enfants; quant à son petit-fils Clement, il a fait l’objet de très nombreuses plaintes en pédocriminalité. Sigmund Freud savait très bien à quoi s’en tenir.

10 juin 2024, je viens d’écouter l’article d’Ariane Bilheran à propos de Freud et de la sexualisation des enfants, paru dans l’Antipresse 445. 

Mme Bilheran a-t-elle connaissance de l’enquête aux archives Freud de Jeffrey Masson (psychanalyste), sous-titrée Des abus réels aux pseudo-fantasmes et dont on peu lire ici les premières pages ? On y découvre que si Freud au début de sa carrière s’est rendu compte / a émis l’hypothèse théorique que les cas d’hystérie qu’il cherchait à soigner relevait d’abus sexuels dans la prime enfance, il s’interdit soudain cette analyse pour la retourner complètement – on lira également Alice Miller (psychanalyste) à ce sujet.

Freud adressa sa patiente Emma Eckstein à son ami, l’abominable docteur Fliess, dont le fils dira qu’il a été abusé sexuellement dans son enfance par son père. Emma Eckstein sera mutilé par ce dernier, aveuglé qu’il était par une théorie reliant la morphologie nasale aux les pathologies psychiques… 

Freud, sous l’emprise de Fliess dont il était secrètement amoureux, sera incapable d’admettre l’erreur de son ami, et sa propre responsabilité dans la maltraitance infligée à sa patiente pour « vérifier » une théorie abracadabrante. Pour masquer son impair, le fondateur de la psychanalyse se ralliera à ce qui était admis par la « bonne société » (la clientèle de Freud…): les enfants qui suggèrent avoir été maltraités ne manifesteraient par là que leurs puérils fantasmes – on connaît l’usage qu’a fait de cette thèse le diabolique Dupont-Moretti. Et bientôt on en viendra au fameux mythe d’Œdipe; je n’ai pour ma part, comme Alain Soral, encore jamais rencontré aucun mâle en chair et en os qui fantasmait de coucher avec sa propre mère… 

Pour protéger son amoureux, le monstrueux Wilhelm Fliess, mais aussi simplement pour pouvoir lancer et protéger son plan de carrière, le Professeur Freud est passé de la dénonciation des abus dans son « Étiologie de l’Hystérie » [avril 1896] à leur transformation en pures fantasmes [septembre 1897], ce qui était déjà la « pensée » dominante (pour masquer le tabou), avant que nous soit imposée la folie kinseyenne financée par Rockefeller. Comme quoi l’antiscience, fruit de la petitesse de l’Homme et tout spécialement de ceux qui se présentent comme des « grands hommes », domine socialement depuis bien avant le covide la science véritable… 

Et aujourd’hui encore les psychanalystes d’origine freudiennes qui, comme Masson et Miller, osent revenir sur ce sombre moment de bascule dans la théorie du Maître subissent de la part de l’obédience une ostracisation brutale et un dénigrement digne des experts covidiens…

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