À l’occasion des 120 ans de la loi sur la laïcité, Judaïsme en Mouvement organisait un colloque exceptionnel le 15 décembre 2025 au Palais du Luxembourg sur le thème : « Laïcité, Religions, Judaïsme ».
En présence du président du Sénat Gérard Larcher, du sénateur Roger Karoutchi et de la rabbin Delphine Horvilleur, Vincent Peillon a déclaré : « Le judaïsme remplit toutes les conditions de la modernité républicaine.
La devise républicaine “Liberté, Égalité, Fraternité”, à leurs yeux, est directement issue de la République des Hébreux et de la loi mosaïque. […]
Le problème de la République, c’est qu’elle manque d’esprit religieux, d’esprit civique, c’est-à-dire de lien.
Il faut qu’on puisse fonder, toujours dans une transcendance, le lien immanent entre les êtres, car si les êtres se prennent pour Dieu, ils font le pire.
Donc il faut qu’il y ait quelque chose, mais dont personne ne puisse se prévaloir : je ne peux pas le nommer et il n’y a pas d’idoles, c’est aussi la modernité. […]
La République se cherche depuis longtemps une religion: c’est bien une religion laïque et la religion laïque, elle a un nom, c’est le judaïsme […] le judaïsme ramené à l’essentiel de son message peut donner cette religion dont la République a besoin et qu’elle cherche depuis la Révolution française.»
Né en en 1960, Vincent Peillon a été ministre de l’Education nationale de 2012 à 2014.
Issu d’une famille juive alsacienne par sa mère Françoise Blum (ancienne directrice de l’Inserm), il milite, adolescent, dans les Comités communistes pour l’autogestion, un groupuscule d’extrême-gauche, avant de rejoindre le Parti socialiste en 1992.

