Écrit par deux rabbins (Yitzhak Shapira et Yosef Elitzur) implantés en Cisjordanie occupée, il argue que, selon certaines interprétations de la loi juive (Halakha), il serait permis de tuer des non-Juifs (y compris femmes et enfants) dans certaines circonstances, s’ils représentent une menace pour les Juifs ou l’État d’Israël.
Ces dernières années, d’autres rabbins (comme Eliyahu Mali ou d’autres figures des colonies) ont tenu des propos publics justifiant la violence contre des civils palestiniens (y compris enfants) en s’appuyant sur des interprétations de textes bibliques (entre autres des passages des Rois ou du Deutéronome).
- Benjamin Netanyahu a plusieurs fois invoqué le récit biblique d’Amalek (Deutéronome 25:17-19, où les Israélites sont appelés à «effacer le souvenir d’Amalek de dessous les cieux») pour décrire le Hamas comme une menace existentielle. Par exemple, lors d’un discours le 28 octobre 2023, il a déclaré: «Vous devez vous souvenir de ce qu’Amalek vous a fait», en comparant implicitement le Hamas à cette tribu biblique qu’il fallait anéantir complètement. Des analystes ont vu cela comme une incitation à une guerre sans quartier, incluant des civils. [npr.org]
- Netanyahu a aussi cité l’Ecclésiaste (3:8): «Il y a un temps pour la paix et un temps pour la guerre», pour justifier l’opération militaire comme une nécessité biblique, en affirmant que «c’est un temps pour la guerre». Cela a été perçu comme une rhétorique religieuse pour mobiliser les troupes et l’opinion publique. [instagram.com]
- Des ministres comme Amichai Eliyahu (ministre du Patrimoine) ont cité des passages violents pour justifier des bombardements massifs, en comparant Gaza à Amalek ou en appelant à des «plaies supplémentaires et douloureuses» comme dans les plaies d’Égypte. Eliyahu a même suggéré une bombe nucléaire sur Gaza en 2023, en référence biblique. [mondoweiss.net]
- Itamar Ben Gvir (ministre de la Sécurité nationale) et Bezalel Smotrich (ministre des Finances) ont aussi utilisé des références bibliques pour défendre les colonies et les actions militaires, en évoquant la conquête de Canaan ou la destruction d’ennemis bibliques. Ben Gvir a par exemple comparé les Palestiniens à des «ennemis comme Amalek». [mondediplo.com]

